Le 26 septembre 2026, Derrière Le Hublot aura 30 ans !

septembre 2026 > mars 2027

Avouez que l’occasion serait belle de donner un coup d’œil dans le rétroviseur. De retrouver celles et ceux qui nous ont réunis, surpris, fait rire, émus, ou proposé d’autres lunettes pour regarder le monde. On se rappellerait des milliers de rendez-vous donnés ici ou là, de la grande diversité des écritures et des artistes accueillis, on serait alors quelques centaines de milliers à applaudir les aventures passées. On pourrait aussi tenter de dessiner de prometteuses perspectives en nous appuyant sur les formidables et indispensables artistes que nous accueillons cette saison. Avouez que construire les prochaines balises avec celles et ceux qui peuplent cette plaquette aurait de l’allure.

Une nouvelle fois, on partagerait nos convictions. On rappellerait l’impérieuse nécessité pour les territoires ruraux, ceux les plus éloignés des métropoles, de voir leurs imaginaires écoutés et révélés, transformés et réveillés par les artistes d’aujourd’hui. On dirait une nouvelle fois qu’un pays sans poète est déjà mort, qu’un peuple qui perd l’usage des langages symboliques s’endort.

Aujourd’hui, personne ne sait garantir les 30 prochaines années. L’ensemble des solidarités qui a accompagné la mise en place de politiques publiques déterminantes, notamment en matière de soutien aux artistes et à la culture, est menacé. Durement fragilisé par des coupes budgétaires sans précédents mais aussi parfois, par la volonté de maîtriser (ou couper pour les plus radicaux) la parole des artistes et acteurs de la culture, que certains préfèrent en sympathiques bouffons, que trop engagés pour raconter le monde tel qu’il est et tel qu’il vient.

Alors, parce que notre désir reste immense, notre flamme intacte, parce qu’il faut trouver les mots pour dépasser l’impossible chahut du moment, c’est avec le poète Federico Garcia Lorca, dont la parole, dans Une fête de l’art, résonne particulièrement aujourd’hui, que nous terminerons. Avec sa troupe itinérante, La Barraca, il tournait dans les villages comme dans les plus grandes salles de la République d’Espagne et d’Amérique du Sud. Ainsi prenait-il la parole avant le spectacle : « Un peuple qui n’aide pas, qui ne favorise pas son théâtre est moribond, s’il n’est déjà mort ; de même, un théâtre qui ne recueille pas la pulsation sociale, la pulsation historique, le drame de son peuple, et la couleur authentique de son paysage et de son esprit, avec son rire et ses larmes, ce théâtre-là n’a pas le droit de s’appeler théâtre, mais “salle de divertissement”, local tout juste bon pour cette horrible chose qui s’appelle “tuer le temps”. […] Nous devons garder une attitude digne, avec la certitude qu’elle sera largement récompensée. Faire le contraire, c’est trembler de peur derrière les portants, tuer la fantaisie, l’imagination et la grâce du théâtre […] ».

Federico Garcia Lorca est mort le 19 août 1936, assassiné par des nationalistes, des fascistes membres de la Phalange. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Au grand air, nous ferons surgir les paroles joueuses et joyeuses, libres et émancipées ! Que celles et ceux qui maintiennent leurs accueils et leurs engagements pour que vive ici une utopie de proximité, soient remerciés :

Les communes d’Asprières, Agnac, Almont-les-Junies, Decazeville, Espalion, Livinhac-le-Haut, Monteils, Rodez, Salles-Courbatiès, Salles-la-Source, Villefranchede-Rouergue, mais aussi Andilly, Bessuéjouls, Golinhac, Gréalou, Jongieux, La Romieu, Limogneen-Quercy, Marsolan, Montredon, Queyrières, Saint-Alban-surLimagnole, Saint-Julien-Chapteuil, Saint-Julien-Molin-Molette, SainteChristie-d’Armagnac, Sénergues;

Les communautés de communes Comtal, Lot et Truyère, ConquesMarcillac, Decazeville communauté ;

Les partenaires institutionnels : le ministère de la Culture – Drac Occitanie, la région Occitanie, le département de l’Aveyron, mais aussi l’ANCT – commissariat du Massif central, la Drac et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ;

Les partenaires associatifs, culturels et les réseaux : l’ONDA, l’Agence d’Urbanisme Clermont Massif central, le CAUE de l’Aveyron, l’OARA Nouvelle Aquitaine, En Rue Libre, le réseau Danse Occitanie, l’Essieu du Batut, l’Agence française des chemins de Compostelle, l’ADMR du pays capdenacois, celles et ceux du parcours Fenêtres sur le paysage ;

Les bénévoles, les adhérents et administrateurs de Derrière Le Hublot, les artistes, les prestataires, les mécènes et vous toutes et tous.

Pour l’équipe de Derrière Le Hublot
Fred Sancère, directeur

 

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La Dévalade de la prairie à l’assiette

Bougnat Sounds, Cocanha, Guts

Deux jours pour célébrer les cuisines et savoir-faire populaires VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE • Ven 13 & Sam 14 nov

Au cœur de l’Europe, le Massif central s’étend ici comme une immense prairie, la plus vaste et la plus préservée du continent. Depuis des siècles, éleveurs, bergers et troupeaux y tracent des chemins, des drailles. Ils y dessinent et façonnent ce grand paysage grâce aux activités pastorales. De leur travail, dans cette campagne bien vivante, est née une alimentation emblématique, des cuisines populaires, des plats chargés d’histoires, un patrimoine actif qui se transmet et se réinvente chaque jour.

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Mortel jus de Mortel

La Présidente a eu 19 & Le Mur de la mort

Adrénaline au tournant ! Place André Lescure • VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE • 29 au 31 mai

Imaginez un cirque mécanique, un peu rouillé, qui se réveille soudain pour vous offrir l’une des attractions les plus folles et poétiques de l’histoire foraine : le Mur de la Mort. Né il y a plus d’un siècle, ce spectacle unique, entre cascade, cirque et concert, défiait alors la gravité et le temps. À l’époque des foires et des manèges en bois, un inventeur audacieux eut l’idée de faire tourner des motos sur une piste verticale, comme un tonneau géant. Le Mur de la Mort était né !

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Trois contes et quelques

Groupe Merci

Il était à peu près une fois ENTRAYGUES-SUR-TRUYÈRE • Salle multiculturelle • 28 mars

Le Groupe Merci fréquente depuis de nombreuses années la programmation de Derrière Le Hublot. Cette fois-ci, il revisite avec humour et causticité les contes classiques (Peau d’âne, Le Petit chaperon rouge, Barbe Bleue) réécrits par Emmanuel Adely. Sur un mini-golf artificiel, deux conteurs déploient leurs récits dans un monde néolibéral, obsédé par les réseaux sociaux, l’argent et les apparences, dans une langue caustique.