LIVINHAC-LE-HAUT, Lieu-dit Le Thabor

Vivre seule

Elias Guenoun

© Kristof Guez

© Kristof Guez

© Kristof Guez

Informations pratiques

Ouvert à tou.tes toute l'année sans réservation.

LIEU(X)

LIVINHAC-LE-HAUT
Lieu-dit Le Thabor

Accès

Lieu-dit Le Thabor, 12300 Livinhac-le-Haut. Grimpez sur le Mont Thabor en suivant le GR65 à partir du coeur du village: tout en haut, vous découvrirez l’oeuvre d’art-refuge, au fond d’un champ à la lisière d’une forêt… Comptez 1h30 à 1h45 de marche aller-retour.

Commodités

Refuge sommaire. Pas d’eau, d’électricité, chauffage ou équipement pour dormir sur site. Toilettes sèches à venir, à 300 mètres en amont (entre le GR ® 65 et Vivre seule).

Bonne conduite

Vous êtes sur un site sensible et fragile

Respectez le silence
N’escaladez pas l’œuvre d’art
Ne faites pas de feu, ne coupez pas de bois
Ne cueillez pas de fleurs
Ne dérangez pas les animaux
Emportez vos déchets

« Vivre seule, dans une cabane en bois construite uniquement avec ce que l’on a trouvé sur place.
S’isoler un moment, se reposer.
Lire, écrire un peu. Puis s’endormir.
Pour envisager la suite.
Et reprendre la route. »

Lors du premier repérage d’Elias Guenoun à Livinhac-le-Haut, Roland Joffre, maire de la commune, mentionne la destruction prochaine de deux maisons en centre-bourg. Jaillit alors l’idée pour l’artiste, défenseur absolu du réemploi dans une société à la consommation démesurée, de récupérer l’ensemble des bois de ces deux constructions, qui datent du 18ème siècle, pour bâtir l’œuvre d’art-refuge. Heureux hasard, destin ou simple coïncidence, c’est l’artisan Thierry Plenecassagne, auteur de la démolition, qui se verra confier la réalisation de la structure bois de l’œuvre et de ses assemblages complexes. Son instinct de conservation – il avait soigneusement mis de côté les pierres du linteau et de la cheminée – permettent de dater les maisons et d’en garder trace dans la mémoire du village. L’œuvre d’art-refuge est bâtie à partir des poutres anciennes dépointées avec patience et labeur puis rabotées. La couverture est constituée du bois d’anciens panneaux de portes brossés et poncés avec soin, retrouvant ainsi la noblesse du bois tout en gardant les traces de sa vie ancienne.  Le toit est recouvert de zinc récupéré à Viviez.

En savoir plus

Le site

Livinhac-le-Haut se situe à quelques kilomètres de la Vaysse, la plus grande forêt de robinier-faux-acacias d’Europe, tout près du bassin minier et industriel de Decazeville. Marqués par la présence de ce massif forestier et de l’utilisation du bois dans l’histoire minière du territoire, Derrière Le Hublot et Encore Heureux, en partenariat avec Decazeville communauté, ont invité Elias Guenoun à concevoir une œuvre d’art-refuge au Thabor, sur les hauteurs de la commune de Livinhac-le-Haut. Cet espace offre un point de vue sur la vallée du Lot, marqueur du territoire, avec le château de Gironde qui accueillit en son temps de grands noms du jazz, et, de l’autre côté, sur le Ségala lotois et ses paysages agricoles et boisés.

L’artiste

Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Belleville en 2006, Elias Guenoun fonde la même année l’agence Elias Guenoun Architecture à Paris. Parallèlement à son travail d’architecte, il poursuit un travail de critique commencé pendant ses années de formation, auprès d’institutions comme le Centre Pompidou, Le Fonds régional d’art contemporain – Frac Centre ou encore la Maison Rouge et devient enseignant à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Malaquais. En 2009, il devient pensionnaire de l’Académie de France à Rome et séjourne pendant 12 mois à la Villa Médicis. Parmi les projets réalisés pendant sa résidence, le Teatro delle esposizioni, une structure éphémère construite dans les jardins de la Villa. Revenu en France en 2010, Elias Guenoun reprend son activité d’architecte et mène de nombreux projets de construction et rénovation en France, en Angleterre, en Italie, en Albanie ou en Thaïlande. En 2014, son travail est récompensé par sa nomination aux Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, un prix délivré par le Ministère de la culture.  Il continue par ailleurs son activité en tant que critique et enseignant. En 2014, il publie 198 assemblages du bois, un ouvrage à la fois technique et conceptuel qui connait un succès rapide et dont une seconde édition est parue en 2019.

Les artisan.es

Oriane Dechery, artiste plasticienne
Thierry Plenecassagne, charpentier à Firmi.
Pieter Dijkstra et François Tison, constructeurs bois à Lissac-et-Mouret.
David Cousi, élagueur en Aveyron.